Bouvines 2014 Célébration du 800è anniversaire de la bataille de Bouvines Sun, 08 Feb 2015 17:20:46 +0000 fr-FR hourly 1 ACTES DE « BOUVINES 1214 – 2014 UN LIEU DE MEMOIRE » /retrospectives/actes-de-bouvines-1214-2014-un-lieu-de-memoire/ /retrospectives/actes-de-bouvines-1214-2014-un-lieu-de-memoire/#comments Sun, 08 Feb 2015 17:18:41 +0000 admin /?p=4276 Les 17 et 18 mai 2014 se sont tenues à Lille, Genech et Bouvines, deux journées consacrées à la commémoration de la bataille deBouvines.Sans titre 6
Cet ouvrage de 188 pages en couleurs réunit les textes illustrés des douze conférences données (dans l’ordre de passage) par
Dominique BARTHELEMY, John W. BALDWIN, Els DE PAERMENTIER, Isabelle GUYOT-BACHY, Marie-Madeleine CASTELLANI, Malte PRIETZEL, Dominique DELGRANGE, Antoine CALAGUE, Annie SCOTTEZ-DE WAMBRECHIES, Alain PLATEAUX, Maÿlis JEANSON et Jean-Louis PELON.

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Il sera disponible

  • dans nos locaux, 3 rue Neuve à Templeuve, lors de la permanence du vendredi après-midi (14h30 – 17h30) au prix de 20 euros
  • A la librairie de Cysoing, à l’Office de Tourisme à Cysoing et Mons en Pévèle ……
  • Sur commande
    • en téléphonant au 03 20 34 98 52 (répondeur téléphonique)
    • par mail à historique.pevele@wanadoo.fr

au prix de :

  • 25,45 euros (20 € + 5,45 € de frais d’expédition) en France, pour 1 exemplaire
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BON DE COMMANDE DES ACTES DE « BOUVINES 1214 – 2014 UN LIEU DE MEMOIRE »
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A l’ordre de M. le Trésorier de la Société historique du Pays de Pévèle

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« Pourquoi chercher plus loin » consacré aux batailles en Pévèle /non-classe/pourquoi-chercher-plus-loin-consacre-aux-batailles-en-pevele/ /non-classe/pourquoi-chercher-plus-loin-consacre-aux-batailles-en-pevele/#comments Thu, 20 Nov 2014 07:56:13 +0000 admin /?p=4272 Revivez « Les Batailles de la Pévèle » sur France 3 Nord Pas-de-Calais dans « Pourquoi chercher plus loin » !fr3

Un  volet de l’émission « Pourquoi chercher plus loin » consacré aux batailles en Pévèle sera diffusé sur FRANCE 3, le dimanche 23 novembre, à 11h30.

Les images de cet épisode sont remarquables !

Certaines, aériennes, ont été tournées avec un drone. Il y est question de l’eau (réservoir) à Mons-en-Pévèle, des batailles de Bouvines et Mons-en-Pévèle, de la Salle des batailles, des tableaux des batailles exposés à  Versailles, etc.

Voir ici la bande annonce

Infos sur : http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/emissions/pourquoi-chercher-plus-loin-4

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Projection : « Sur les traces des batailles de Bouvines et Mons-en-Pévèle » /evenements/projection-sur-les-traces-des-batailles-de-bouvines-et-mons-en-pevele/ /evenements/projection-sur-les-traces-des-batailles-de-bouvines-et-mons-en-pevele/#comments Thu, 20 Nov 2014 07:43:16 +0000 admin /?p=4269

Pour la quatrième année consécutive, la médiathèque de Mons-en-Pévèle participe au Mois du film documentaire en partenariat avec la Salle des Batailles.PCPL Pevele11

(Re)découvrez le film écrit par Cyrille Lemaire et réalisé par François Engrand : « Sur les traces des batailles de Bouvines et Mons-en-Pévèle », le vendredi 28 novembre à 20H.

Synopsis : De Bouvines à Mons-en-Pévèle, en passant par Bruges et la galerie des batailles du château de Versailles, partez sur les traces des batailles de 1214 et 1304. Spécialistes, guides, archivistes, conservateurs, etc… vous invitent à redécouvrir les lieux, monuments, chroniques et processions qui évoquent ces deux pages d’Histoire.

 

Sur réservation au 03 20 05 22 95 ou par mail à salledesbatailles@mairie-monsenpévèle.fr

Projection gratuite et ouverte à tous !

Informations pratiques

  • Horaires d’ouverture
    • La Salle des batailles est ouverte :
    • mercredi, de 14h à 17h
    • samedi &dimanche, de 14h à 18h00
  •  Lieu
    • Salle des batailles
    • Médiathèque – Grand’Place
    • 59 246 MONS-EN-PEVELE
  •  Les tarifs
    • Adulte : 3 € – Gratuit pour les moins de 18 ans
    • Groupes (jusque 25 personnes) : 50 €
  •  Contact presse
    • Marie-Laure GEAY
    • 03 20 05 22 95
    • salledesbatailles@mairie-monsenpevele.fr
    • www.facebook.com/salledesbatailles
  •  Visuels
    • Retrouvez nos visuels sur flickr : http://www.flickr.com/photos/salledesbatailles
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27 juillet 2014 : commémoration des 800 ans de la bataille de Bouvines /revue-de-presse/27-juillet-2014-commemoration-des-800-ans-de-la-bataille-de-bouvines/ /revue-de-presse/27-juillet-2014-commemoration-des-800-ans-de-la-bataille-de-bouvines/#comments Wed, 24 Sep 2014 15:52:20 +0000 admin /?p=4263 Nord.GOUV.FR le 29/07/2014

Dimanche 27 juillet a eu lieu la cérémonie de commémoration des 800 ans de la bataille de Bouvines. 800 ans jour pour jour après la bataille.

Après une messe commémorative, les invités et personnalités ont été se recueillir à l’obélisque de la Bataille.
Guillaume Thirard, secrétaire général adjoint de la préfecture du Nord, a participé à la cérémonie.

© Préfecture du Nord

© Préfecture du Nord

Cliquez ici pour (re)lire son discours :

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Pour en savoir plus

La bataille de Bouvines est une bataille qui s’est déroulée le 27 juillet 1214 près de Bouvines, dans le comté de Flandre, aujourd’hui département du Nord.
Elle a opposé les troupes royales françaises de Philippe Auguste, renforcées par quelques milices communales et soutenues par Frédéric II de Hohenstaufen, à une coalition constituée de princes et seigneurs français, menée par Jean sans Terre, duc d’Aquitaine, de Normandie et roi d’Angleterre, et soutenue par l’empereur du Saint-Empire Otton IV. La victoire est emportée par le roi de France et marque le début du déclin de la prédominance seigneuriale.

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Bouvines: un dimanche bariolé et musical sur les champs… de bataille /revue-de-presse/bouvines-un-dimanche-bariole-et-musical-sur-les-champs-de-bataille/ /revue-de-presse/bouvines-un-dimanche-bariole-et-musical-sur-les-champs-de-bataille/#comments Wed, 24 Sep 2014 15:46:17 +0000 admin /?p=4255 La Voix du Nord – 23/07/2014

 

Un regroupement haut en couleur a animé, dimanche, la plaine de Bouvines.

Des escouades de randonneurs, costumés ou non, ont partagé leurs idées sur la paix, en face de la Chapelle aux Arbres, endroit où, en 1214, se joua le destin de la France. L’association Handicap International a profité de l’occasion pour montrer à la foule les conséquences dramatiques, en Asie notamment, des mines anti-personnels.

Le défilé coloré et plutôt baroque de ces étranges fantassins désarmés a ensuite rejoint Bouvines sur le chemin dit « de Saint-Piat ». Les cavaliers caparaçonnés de l’association Equidays ouvraient la marche, suivis des membres de l’association Malplaquet-Hainaut costumés en soldats de 1709, avec leurs tricornes, leurs uniformes chamarrés et leurs larges bannières.

Une église bondée

L’association Crécy 1346 avait envoyé une délégation de chevaliers et de dames aux splendides atours. Ils étaient suivis du gros des troupes : une partie des acteurs bénévoles du spectacle Bouvines 2014, mêlés à des randonneurs de toute la Pévèle qui avaient, en famille, emprunté des costumes médiévaux. Deux harmonies municipales, celle de Bavay et celle de Mouchin, ont rythmé la marche. La première a fait danser cette foule colorée sur le rondeau des Indes galantes de Jean-Philippe Rameau. La seconde a joué des airs modernes.

Le Moyen-Âge et le jazz en fanfare : il y avait de quoi dédramatiser les batailles passées et rappeler que la plus belle des victoires est la paix. Tous ont pris la direction de l’église, pour le concert donné par Philippe Lefebvre, organiste de la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’église était si bondée que des retardataires ont eu la permission de s’asseoir dans le chœur. J-L. P. (CLP)

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Jean Vaillant retrace la bataille de Bouvines par la lorgnette des seigneurs de Bousies /revue-de-presse/jean-vaillant-retrace-la-bataille-de-bouvines-par-la-lorgnette-des-seigneurs-de-bousies/ /revue-de-presse/jean-vaillant-retrace-la-bataille-de-bouvines-par-la-lorgnette-des-seigneurs-de-bousies/#comments Wed, 24 Sep 2014 15:19:54 +0000 admin /?p=4251 La Voix du Nord – PUBLIÉ LE 08/07/2014 

Le président-fondateur du musée des Évolutions de Bousies, Jean Vaillant, passionné par l’histoire des seigneurs de sa commune, raconte la bataille de Bouvines dont est fêté cette année le 800e anniversaire.

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Marguerite et Jeanne de Constantinople, lors d’une reconstitution au Musée des évolutions en 2010.

« La Bataille de Bouvines, en 1214 a eu à l’époque un grand retentissement en France grâce à la victoire du roi Philippe-Auguste. Elle intéresse aussi l’histoire des Seigneurs de Bousies, dont les nièces, Jeanne et Marguerite, étaient filles de Baudouin, Comte de Flandre et de Hainaut, devenu Empereur de Constantinople en 1204 à l’issue de la Quatrième croisade.

Devenues orphelines, Jeanne et Marguerite qui auraient dû être prises en charge par leur oncle de Bousies, le furent par Philippe-Auguste, cousin des Bousies. Il ambitionnait de s’adjoindre la Flandre, alors sous la suzeraineté d’Othon, empereur Germanique.

Une nièce mariée à la famille royale portugaise

Il emmena l’aînée Jeanne à Paris et la maria à Don Fernand, petit-fils du Roi du Portugal. La cadette se maria à 10 ans avec Bouchard, Seigneur d’Avesnes. Le mariage de Fernand et de Jeanne, à Paris, fut l’occasion de plusieurs jours de fête prolongée à Péronne. Les nouveaux mariés y apprennent que Louis VIII, fils de Philippe-Auguste, vient de conquérir des villes de Flandre acquises par Baudouin. Ils partent en Flandre et, avec des chevaliers flamands, des Anglais commandés par Guillaume de Salisbury, et d’Othon, empereur germanique, ils reprennent les villes et une partie de l’Artois.

Philippe-Auguste lève alors une formidable armée, aidé par un appel lancé à 39 communes, dont 17 l’aideront. La Bataille de Bouvines est longtemps incertaine. Philippe lui-même est renversé de cheval, Othon a son cheval tué sous lui, Fernand est blessé et fait prisonnier. 110 chevaliers flamands sont captifs des Français.

Sept années de règne

Avec cette victoire, le retour de Philippe-Auguste à Paris est une marche triomphale, les églises sonnent, le peuple crie : « Ferrand, te voilà ferré ! ». Cette victoire fait éclater en France le patriotisme.

Fernand sera détenu à Paris dans la nouvelle Tour de Louvre où il restera enfermé 13 ans. Il sera libéré par Blanche de Castille, veuve de Louis VIII, fils de Philippe-Auguste. En Flandre, Jeanne et Fernand, pendant sept années de règne, firent de grandes œuvres. Devenue veuve, elle continuera de nombreuses œuvres pieuses dont une aide à l’hôpital Saint-Sauveur à Lille et la construction de l’Hospice Comtesse à Lille.

Encore jeune et belle, grâce à l’intervention du roi Saint-Louis et de Marguerite de Savoie, elle se remarie avec Thomas de Savoie et devient ainsi tante de Saint-Louis. Les deux époux continueront toutes les œuvres de bienfaisance de Jeanne. La Bataille de Bouvines aura donc sans doute peu intéressé l’Avesnois, sauf Bousies par son seigneur Wauthier, cousin de Philippe-Auguste et oncle de Jeanne de Constantinople, l’épouse de Fernand vaincu à Bouvines. »

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Bouvines : le roi Philippe Auguste a invité vingt-deux géants à son baptême «républicain» /revue-de-presse/bouvines-le-roi-philippe-auguste-a-invite-vingt-deux-geants-a-son-bapteme-republicain/ /revue-de-presse/bouvines-le-roi-philippe-auguste-a-invite-vingt-deux-geants-a-son-bapteme-republicain/#comments Wed, 24 Sep 2014 15:14:06 +0000 admin /?p=4245 La Voix du Nord - MARIE VANDEKERKHOVE – 07/07/2014

Pas de vivat flamand ce dimanche : la pluie a épargné le couronnement de l’auguste roi d’osier de Bouvines. Les géants ont pu défiler sans mouiller leur robe. Ce qui n’était pas le cas des compagnies en costume qui, l’après-midi, ont essuyé les trombes d’eau qui se sont abattues sur les Médiévales.

Il faisait un temps à ne pas mettre un coalisé dehors, ce dimanche après-midi. On était bien loin de l’écrasant soleil du dimanche 27 juillet 1214, qui avait décidé du sort de la bataille. Ici, c’est la pluie qui a douché la fréquentation du campement médiéval qui s’était établi ce week-end face au centre UFCV. D’ailleurs, l’entrée s’est avérée gratuite dès le début de l’après-midi pour saluer les efforts des visiteurs.

Une armée de parapluies a donc envahi les terres de la bataille, ravies de rappeler qu’elles nimbent des marécages. Les pieds dans l’eau, un nouveau supplice médiéval. En tout cas, en milieu d’après-midi, c’est le bourreau qui voyait défiler le plus de visiteurs sous les gouttes.

Dommage que le temps n’ait pas servi l’organisation millimétrée de ces Médiévales du jubilé. Alain Bernard, maire de Bouvines et président de Bouvines 2014, se console : « Hier samedi, plusieurs milliers de personnes sont venues au campement. Et la pluie s’est arrêtée juste avant le son et lumière ». La pluie a également épargné l’autre temps fort du week-end, le rassemblement de géant, autour du nouvel entré dans la ronde, Philippe Auguste. Plusieurs centaines de personnes ont suivi ce cortège tout en hauteur dans les rues du village. Avant que le premier roi de France ne soit oint des vertus républicaines ; « paix et fraternité », insiste son « parrain », Alain Bernard.

Ce soir, l’armée des bénévoles s’apprête à vivre son quatrième son et lumière… du moins pour cette année. En attendant de voir passer le Tour mercredi autour du champ de la bataille.

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Bouvines : pour Louis de Bourbon, « la conscience politique du peuple français est née dans cette plaine » /revue-de-presse/bouvines-pour-louis-de-bourbon-la-conscience-politique-du-peuple-francais-est-nee-dans-cette-plaine/ /revue-de-presse/bouvines-pour-louis-de-bourbon-la-conscience-politique-du-peuple-francais-est-nee-dans-cette-plaine/#comments Mon, 22 Sep 2014 20:17:54 +0000 admin /?p=4226 La VOIX du NORD - PUBLIÉ LE 28/07/2014 - MIS À JOUR LE 28/07/2014 À 16:29 - CARINE BAUSIÈRE (PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE)

C’était la journée de tous les symboles ce dimanche. Celui de désintérêt officiel de l’État pour cette commémoration de ce qui est pourtant perçu comme le fondement de la nation française. Un Premier ministre, Manuel Valls, qui s’annonce, puis se désiste au dernier moment pour voir passer le Tour de France, un remplaçant promis qui n’est jamais venu, pas de préfet non plus mais un sous-préfet chargé de représenter un État beaucoup trop discret au goût du public dont l’attention s’est alors tournée vers la royauté, venue en nombre.

Dans le sillage du Prince de Bauffremont, président de l’Institut de la maison Bourbon, et d’une ribambelle de noms aux titres honorifiques, Louis de Bourbon a aimanté tous les regards. Il est descendant direct de Saint-Louis, dont il partage la date de naissance, le 25 avril à quelques siècles près, et le prénom de son épouse, Marguerite.
Bouvines : le Prince de Bourbon a rappelé l… par lavoixdunord

Le jeune quadra, de nationalité franco-espagnole, vit à Madrid, où il travaille dans la finance. Père de trois enfants, il ne leur a pas encore expliqué toute l’histoire de leurs racines, mais évoquera avec eux dans quelques années l’importance du dimanche 27 juillet 1214. Le jour où leur ancêtre Philippe Auguste a remporté une bataille primordiale pour la naissance de la France.


Bouvines : le Prince de Bourbon a rappelé l… par lavoixdunord

«À Bouvines, unis sous la bannière de Saint-Denis, sont venus combattre ceux qui étaient fiers de leur autonomie et de leurs libertés à se gérer. La conscience politique du peuple français est née dans cette plaine.» Huit cents ans après, le symbole est encore très présent dans l’esprit du prince. «Mon père était venu en 1988, explique-t-il. C’était important pour moi de marcher dans ses pas. Cette journée est vraiment particulière, toutes les organisations d’une nation sont présentes : l’Église, la République, la Monarchie et même un représentant de la couronne d’Angleterre. L’harmonie est quasi parfaite.»

Et alors que les festivités du 700e anniversaire avaient pris une tournure beaucoup plus belliqueuse il y a un siècle, Louis de Bourbon a tenu à placer cette commémoration sous le signe de la paix et du souvenir. «L’an 800, 1214, 1515 et jusqu’à 1914, ces dates que les enfants apprennent à l’école sont autant de repères qui donnent un sens à nos vies, a-t-il rappelé en ommettant soigneusement 1789. Il faut nous en souvenir pour écrire de nouvelles pages et entrer dans l’avenir. Car une grande nation est celle qui sait s’inscrire dans le temps.»

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Il y a 800 ans, la France naissait à Bouvines /revue-de-presse/il-y-a-800-ans-la-france-naissait-a-bouvines/ /revue-de-presse/il-y-a-800-ans-la-france-naissait-a-bouvines/#comments Mon, 22 Sep 2014 20:04:45 +0000 admin /?p=4223 Le Point.fr – Publié le  - Modifié le 

 

Le 27 juillet 1214 était un dimanche. Et contrairement au dernier Mondial, les Français firent mordre la poussière aux Allemands. Reportage.

Le XIXe siècle a largement célébré cette bataille qui vit Philippe-Auguste défaire deux ennemis héréditaires.
Le XIXe siècle a largement célébré cette bataille qui vit Philippe-Auguste défaire deux ennemis héréditaires.

Que fais-tu ce soir ?, me demande un ami au téléphone. Je suis à Bouvines, je lui réponds. Et comme il en doute, je tends mon iPhone : « À mort, le Capétien ! À mort, le Capétien ! » peut-il entendre. Ce 3 juillet 2014, pour le plaisir des gens du cru, on ressuscite l’écho du tumulte lointain des chevaliers français qui, il y a 800 ans exactement, sauvèrent la patrie pour la première fois en danger. Dans ce son et lumière, la plaine flamande de Bouvines résonne à nouveau de cris teutons, qui vouent aux gémonies Philippe-Auguste. La partie a failli se jouer dans le grand stade de Lille. Mais les 350 000 euros prévus pour le spectacle – l’équivalent d’un an de budget de la commune de Bouvines – ont obligé à se rabattre sur la prairie de l’UFCV (Union française des centres de vacances) fondée ici, il y a près d’un siècle, par un ancien maire de Bouvines, Félix Dehau. L’actuel élu, Alain Bernard, a beau être le premier président de la métropole lilloise (chargé des finances !), il faut savoir raison garder. Il se presse tout de même près d’un millier de personnes sur les gradins aménagés. En cette veille du France-Allemagne, on vient, pour se donner du courage, revoir les Français mettre la pâtée à Otton, l’empereur germanique, et à son attelage de traîtres et de bras cassés : Ferrand, le comte félon de Flandres, Salisbury l’Anglais, qui représentait le roi Jean sans Terre, et Renaud de Dammartin, comte de Boulogne, autre seigneur français passé à l’ennemi. Ce soir, la France va battre l’Allemagne 1 à 0 et il en sera ainsi pendant trois longues soirées d’été, sous le croissant protecteur de la lune, qui veillait déjà sur ce royaume de France et de Philippe-Auguste que Bouvines fit croître également.

 

 

 

« L’année 1214, le 27 juillet tombait un dimanche. Le dimanche est le jour du Seigneur. On le lui doit tout entier… » Ainsi débute le célèbre livre de Georges Duby, Le Dimanche de Bouvines, que Pierre Nora avait commandé en 1973 à l’éminent historien du Collège de France, pour sa collection « Trente journées qui ont fait la France ». Bouvines a fait la France. Ce fut même la première bataille à la faire, bien avant Marignan, Rocroi, Valmy ou Marengo… C’était donc le 27 juillet, mais nos ancêtres n’avaient sans doute pas prévu les congés estivaux, peu propices aux commémorations. Les édiles de Bouvines ont pris les devants. Depuis avril, on fête ces 800 ans. Fin mai, une étonnante reconstitution de la bataille en Playmobil a eu lieu au sein même de l’église Saint-Pierre de Bouvines. 8 000 figurines (chevaliers, fantassins, avec tous leurs écus, leurs armes) habillées par un couple de passionnés. Les écoles des environs sont venus admirer. Car en plus des Playmobil, il y a la BD. Cette incroyable BD en 21 vitraux de l’église qui racontent l’exploit.

 

 

Commémorer Bouvines ne date en effet pas d’hier. Mais du XIXe siècle. Logique : on y avait défait deux ennemis héréditaires, les Anglais et les Allemands. On y vit aussi, longtemps avant Valmy, la naissance d’une nation en armes : à côté des 1 300 chevaliers représentant la noblesse, 4 000 à 6 000 sergents à pied, diligentés par dix-sept communes, avaient dit oui à l’appel du roi. Parmi elles, Arras, Abbeville, Beauvais, Soissons, Compiègne, Corbeil… Le futur tiers état.

 

Après 1870, Bouvines prit du galon. Les Prussiens venaient de nous mettre la pâtée, il fallait trouver dans notre passé un petit remontant. On se rappela que le Teuton avait mordu la poussière et laissé tomber son aigle dans la plaine de Flandres. On rasa donc l’antique chapelle de Bouvines où Philippe-Auguste, dit-on, s’était recueilli avant de livrer bataille, pour construire dans les années 1880 une spectaculaire église dont le haut clocher domine la plaine (seule la croix d’origine a été conservée sur la nef). Une souscription nationale avait été lancée. On avait même fait appel aux descendants des familles qui avaient combattu avec le roi, comme les Montmorency. Nobles, bourgeois, tout le monde paya. La partie inférieure, héraldique, évoque les souscripteurs, sous la partie historique (la scène représentée) et la partie spirituelle (souvent des anges), qui trône au sommet. Avançons jusqu’en 1914. Il s’agit alors de commémorer les 700 ans de la bataille. En cette période de tension avec le voisin allemand, on commande une immense stèle pour l’été 1914. La guerre retarde l’inauguration et la stèle se transforme en… monument aux morts du village sur lequel on lit ce rapprochement vertigineux de Paul Bourget : « La bataille de la Marne, c’est Bouvines renouvelé à 700 ans de distance. »

 

 

Un siècle plus tard, le maire, Alain Bernard, est un homme heureux. Il vient d’obtenir le classement de la plaine de Bouvines (30 kilomètres carrés) parmi les Sites remarquables de France. L’effet 800 ans : le Conseil d’État vient de rendre un avis positif. Déjà traversée par la ligne TGV (enterrée), la plaine n’a pas à redouter cette ligne électrique européenne THT (très haute tension) qui mobilise la ville voisine de Mons-en-Pevèle contre les Goldorak de 70 mètres de haut qu’on leur promet. On parle un temps électricité. Puis eau. Je suis guidé vers la fontaine Saint-Pierre que l’on rejoint par un bout de la chaussée Brunehaut, l’ancienne voie romaine. Au fond d’un verger, une volée de marches descend vers un oratoire rappelant que Philippe-Auguste, priant sous un frêne, apprit ici que l’ennemi arrivait de Tournai. L’ensemble date aussi de la fin du XIXe siècle, comme la chapelle aux Arbres, située à la sortie de Cysoing, où le roi est censé avoir été désarçonné. Avant la bataille, à Valenciennes, nos ennemis s’étaient partagé la France. À une époque où l’on préférait pourtant faire prisonnier que tuer – pour obtenir une rançon – ils voulurent occire Philippe-Auguste et en finir avec un royaume qui sous ces arbres fut bien près de périr. Malgré le trafic de la D917, on essaie de se recueillir : après la victoire, une croix avait été fichée en terre, pour rappeler le lieu précis où la France frôla la mort. Plus tard, après le désastre de Waterloo, Napoléon emprunta ce chemin dans sa retraite, mais il ne fut pas sauvé. Et en 1870, les Prussiens établirent ici leur campement pour assiéger Lille. Il semblerait que certains lieux aimantent la guerre.

Au loin, en rase campagne, on aperçoit le carrefour de l’Arbre. Un autre genre de combat puisqu’il s’agit d’un passage obligé du Paris-Roubaix. Quand les coureurs sont passés, on lève la fourchette à L’Arbre, restaurant étoilé, ancienne maison de tolérance, qui fut un autre carrefour pour les ressortissants d’une Belgique toute proche. Mine de rien, on se trouve sur le véritable champ de bataille qui s’étendait en réalité à la sortie de Bouvines, entre Cysoing, Gruson et Camphin. C’est ce plateau calcaire qu’avait conseillé au roi frère Guérin, évêque de Senlis et chef d’état-major de l’armée royale. Voilà pourquoi l’Histoire mit soudain le doigt sur ce petit village de Bouvines, qui sortit des ténèbres, à jamais associé au destin de la France. Le conseil était avisé. Le lieu présentait l’avantage d’être bordé d’une forêt charbonnière et de marécages, il formait donc un entonnoir où l’ennemi, plus nombreux, ne pourrait déployer ses troupes. Mais pourquoi alors avoir donné le nom de Bouvines à cette bataille ? À cause d’un pont, sur la Marck – à 150 mètres du petit pont actuel qui ne donne en rien l’idée de la rivière d’antan – qui permettrait de protéger la retraite éventuelle des troupes françaises. On a retrouvé quelques piliers de bois. Que reste-t-il sinon de Bouvines ? Aucun vestige des corps qui furent évacués par les moines de l’abbaye de Cysoing. Hormis la croix de l’ancienne chapelle, il ne reste rien.

 

 

Monsieur le maire évoque un possible centre d’interprétation qui serait installé entre Bouvines et Gruson. Centre d’interprétation : cela vous pose son village. Le CI (appelons-le ainsi) surclasse le musée, qui fait un rien poussiéreux. Ce n’est pas encore un Mémorial, titre réservé à quelques sites qui ont le droit exclusif d’incarner toute la mémoire d’événements exceptionnels – Mais un CI par définition, interprète, explique, transmet. Fini le passéisme. La région est riche. À Gruson, où habitent certains joueurs du LOSC, nombreux sont ceux qui paient l’ISF. Idem à Croix, siège d’Auchan et des 3 Suisses, qui pointe à la troisième place nationale pour l’ISF, derrière Neuilly et Cayenne. Bouvines jouxte Villeneuve d’Ascq, qui abrite les sièges de Bonduelle, Cofidis, Oxylane (ex-Décathlon), Flunch… On peut comprendre le maire de Bouvines : pour l’heure, la bataille se commémore à 15 kilomètres de là, dans la salle des batailles de Mons-en-Pevèle, où se déroula en 1304 une autre victoire française décisive, contre les Flamands encore. C’est à l’occasion des 700 ans de cette deuxième bataille qu’un élu, Cyrille Lemaire, eut l’idée d’un musée dédié aux deux combats. À la différence de Bouvines, la mairie de Mons-en-Pevèle disposait d’une médiathèque. Un autre lieu, plus éloigné encore de Bouvines, commémore 1214 : Notre-Dame de la Victoire, près de Senlis. L’émissaire du prince Louis, le fils de Philippe-Auguste, qui venait de battre Jean sans Terre et les Anglais, le 2 juillet, à la Roche-aux-Moines, (Maine-et-Loire) y aurait rejoint les troupes françaises en route vers le nord pour y annoncer leur succès. Frère Guérin, le chef d’état-major de l’armée, étant évêque de Senlis, il offrit à Philippe-Auguste un terrain pour y bâtir une abbaye consacrée à la Vierge et à la victoire. Aujourd’hui en ruines, elle se visite encore.

Mais Bouvines doit être dans Bouvines. On comprend le souhait de rapatrier chez lui la mémoire de la bataille. Comme ce soir du 3 juillet, où sur des airs de Kamelott, les acteurs bénévoles du coin crient encore : « À mort, le Capétien ! » Et qu’importe si le lendemain, la Mannschaft l’emportera sur nos Bleus. À Bouvines, on les a eus !

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L’Europe est-elle née à Bouvines ? /revue-de-presse/leurope-est-elle-nee-a-bouvines/ /revue-de-presse/leurope-est-elle-nee-a-bouvines/#comments Mon, 22 Sep 2014 19:58:04 +0000 admin /?p=4219 La Montagne 26/07/2014

Yves Carroué
yves.carroue@centrefrance.com

La petite commune au grand nom célèbre cet été les 800 ans de la bataille de Bouvines.? – Photo BEP

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Ce 27 juillet 1214, à Bouvines, non loin de Lille, l’arrière-garde des troupes de Philippe-Auguste, roi de France, est attaquée par Otton IV de Brunswick, empereur du Saint Empire romain germanique. Le Capétien, sa cavalerie constituée de ses vassaux, principalement ceux du vieux domaine royal d’Hugues Capet, et les milices envoyées par des villes mettent en déroute la coalition montée par le roi d’Angleterre, Jean sans Terre, avec l’appui de deux grands seigneurs du royaume de France, le comte de Boulogne et le comte de Flandre, et de seigneurs étrangers (*).

Jean sans Terre, déjà vaincu à La Roche-aux-Moines (dans l’actuel département du Maine-et-Loire), le 2 juillet, perd tout espoir de vengeance contre le roi de France qui a peu à peu conquis, entre 1202 et 1206, les possessions de la couronne anglaise alors aux mains de la dynastie Plantagenêt : Normandie, Anjou, Maine, Poitou. Sur le continent, ne reste au frère cadet de Richard C’ur de Lion et dernier fils d’Henri II d’Angleterre et d’Aliénor d’Aquitaine que le duché maternel.

La tactique choisie par les Français de Philippe-Auguste, en nombre inférieur (6.000 environ contre 10.000 coalisés), de combattre sur un terrain plat et dégagé cerné de bois et de marais qui empêchèrent l’ennemi de se déployer, leur permit, selon les historiens, de profiter à plein de leur cavalerie. Et, bien que se battre un dimanche chiffonnât quelque peu le roi de France, cette victoire est considérée comme un acte fondateur de la monarchie française et l’ouverture d’une période, le XIII e siècle, particulièrement faste pour le pays. Elle sera marquée par le règne de saint Louis, petit-fils de Philippe-Auguste, né juste avant Bouvines.

Pour l’Angleterre, paradoxalement, la défaite se traduit aussi par des évolutions décisives : affaibli par ce énième échec, Jean sans Terre devra, en 1215, concéder à ses barons la célèbre Magna Carta qui constitue les racines du parlementarisme britannique. Cette « Grande Charte des libertés d’Angleterre » garantit le droit à la liberté individuelle. Elle limite les excès du pouvoir royal et établit l’ habeas corpus qui empêche, entre autres, l’emprisonnement arbitraire. Le texte institue également le contrôle de l’impôt par le Grand Conseil du royaume.

Des historiens considèrent que la défaite d’Otton explique l’impossible unification de l’Allemagne, partagée en de multiples et parfois minuscules royaumes et principautés civils ou ecclésiastiques, avant le XIX e siècle. Faute, comme les Capétiens, de parvenir à s’imposer sur l’aristocratie, les grandes familles germaniques (Habsbourg, Wittelsbach ou Luxembourg) se concurrenceront durant des siècles.

Le 700 e anniversaire de Bouvines a été célébré en juillet 1914 alors que l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche, à Sarajevo, ouvrait aux nations européennes les portes d’un conflit majeur d’une ampleur encore inédite. La stèle commémorative servira, à la fin du conflit, de monument aux morts. Un lien est fait avec la bataille de Bouvines. Y figure une inscription de Paul Bourget : « La bataille de la Marne, c’est Bouvines renouvelé à 700 ans de distance ». Les ennemis n’étaient plus les mêmes, Anglais et Français combattant ensemble deux empires germaniques, l’Allemagne et l’Autriche. En 1918, l’issue du conflit crayonne l’épure d’une nouvelle Europe. Il faudra la Seconde Guerre puis la chute du mur de Berlin pour voir son visage actuel. Durable ?

(*) L’Histoire n° 399 (mai 2014) a consacré un dossier à la bataille de Bouvines. Rappelons que l’historien Georges Duby est l’auteur d’un mémorable Dimanche de Bouvines (Gallimard, 1973).

Yves Carroué
yves.carroue@centrefrance.com

 

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